4 novembre. El Chalten

Notes

Je me rends, en vélo, à trois kilomètres du centre d'El Chalten dans la vallée de La Vueltas, au bord de la rivière du même nom. Au pied d'une butte, avec en toile de fond le Fitz Roy, une cabane toute simple attire le regard, elle est située au sein d'une propriété verdoyante entourée d'une barrière en bois. C'est dans ce petit coin de paradis totalement isolé et loin de tout, que le danois Andréas Madsen, un véritable pionnier des terres australes, est venu s'installer au début du siècle dernier, avec sa femme. Quatre enfants, trois garçons et une fille, y naitront et y seront élevés. Il faut rappeler que le village d'El Chalten n'existait pas à l'époque, et que la première ville devait se situer à quelques centaines de kilomètres.

Au moment où j'arrive, un véhicule 4X4 quitte la propriété, avec à son bord un homme d'une trentaine d'années. Nous engageons le conversation, il s'appelle Fitz Roy Madsen, le troisième du nom, et est l'arrière petit fils d'Andréas. Il vit dans l'estancia de son ancètre, qu'il remet en état, car elle a été abandonnée de nombreuses années. Il me propose de faire une courte visite de son gite. La maison est en plein travaux, mais je peux imaginer la vie particulièrement rude et vétuste menée par cette famille au début du siècle dernier dans ce coin perdu et isolé. Ils auront un troupeau de plus de 2000 moutons.      

Cet Andréas Madsen est un personnage assez fascinant, comme d’ailleurs tous ces pionniers venus s'installer, pour des raisons diverses, dans ces terres du bout du monde. S'y installer, et y vivre ainsi à l'écart du monde et loin de tout, en autonomie totale sur tous les plans, devait exiger un sacré tempérament, une débrouillardise hors du commun, et un goût avéré, tout du moins une acceptation, de la solitude.

Henry Bizot

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